
Cher Marcel,
Tu as voyagé à pied et en Concorde.
Tu as porté des guenilles et les costumes des plus grands couturiers.
Tu as côtoyé la faune des ruelles et celle du jet set.
Tu as dormi dans la rue et dans les hôtels de luxe.
Tu as habité des taudis et des châteaux.
Tu as crevé de faim et mangé dans les plus grands restaurants au monde.
Tu as connu l’orphelinat et le vedettariat.
Tu as connu la célébrité et la destitution.
Tu as connu la fortune et la faillite personnelle.
Tu as connu deux crises cardiaques et trois cancers.
Tu nous as fait rire, Marcel.
Aujourd’hui tu nous fais pleurer.
Mais t’en fais pas.
Tu nous y as habitués.